Les abysses :
Pour la réalisation de cette pièce Azyle a été invité, un graffeur qui utilise une esthétique de saturation et de recouvrement, et travaille régulièrement dans le
métro.
L’atmosphère qu'il apporte par ses tags est très spéciale, il réalise sa signature jusqu’à la
fatigue physique. C’est une figure historique du graff français, en 2007 il a
été arrêté après 20 années d’activisme. Son procès encore en cours est l’un des
plus importants de l’histoire du graffiti. Il est peu respectueux des codes, et
enfreint même le code couleur imposé pour l’exposition, et l’interdiction
formelle de la part du palais de repeindre les portes de secours.
L’ambiance est assez lourde, sombre, sans structures propres car il n’y
a que des coulures colorées. Le spectateur se retrouve vraiment dans les abimes
du graff, une zone froide et impressionnantes par le malaise qu’elle peut apporter.
Il a recouvert entièrement la pièce en utilisant un extincteur trafiqué. Cette technique dangereuse pour le trafiqueur, permet d'envoyer un immense jet de peinture en très peu de temps, qui pourrait ressembler à du dripping à échelle industrielle.
Il a par ailleurs laissé son matériel, tout comme Dem189 avec ses chaussures.
Il a recouvert entièrement la pièce en utilisant un extincteur trafiqué. Cette technique dangereuse pour le trafiqueur, permet d'envoyer un immense jet de peinture en très peu de temps, qui pourrait ressembler à du dripping à échelle industrielle.
Il a par ailleurs laissé son matériel, tout comme Dem189 avec ses chaussures.
Conclusion
L’exposition est un projet artistique commun qui met en avant plusieurs aspects :
- la spontanéité des artistes,
- une immersion totale dans le monde du graff
- une collaboration entre différents styles : Dran (simple) et Azyle (destruction)
- une Harmonisation possible par les couleurs et les retouches de Lek, Sowat et
Dem189.
Il a fallu cinq semaines avec une quarantaine de personnes jour et
nuit pour réaliser cette exposition.
Le spectateur va de la lumière vers les abimes, en utilisant les
lignes du bâtiment pour composer, la figuration, l’utilisation du comique, ils
dénoncent, utilisent de l’abstraction, des trompes l’œil, et mêlent plusieurs
disciplines.
L’artiste Villeglé a dit au sujet du travail des graffeurs : «Il
y a une richesse de formes, du dripping, du constructivisme, ils auraient
pu être architectes, parfois c’est construit, parfois dans tous les sens, c’est
une discipline difficile à définir, mais ce qu’on voit ce sont des
individualités, et ce sont les endroits où ils se trouvent qui leur donnent
l’inspiration ».
L’aspect éphémère qu’impose le graff est parfois regretté, ici il s’agit
d’une véritable chance pour eux, un nouveau territoire pour présenter ‘l’école
du graff’. Des commentaires comme «je ne savais pas que ça pouvait être comme
ça le graffiti » sont très intéressants pour eux.
Quelque part l’aspect inconnu des auteurs a été fait exprès, sans
aucune explication, comme pour la découverte du monde du graff comme eux quand
ils étaient jeunes.
Un aspect important est à prendre en compte si vous allez voir l'exposition (que je vous recommande fortement! elle est gratuite, au Palais de Tokyo jusqu'au moins de septembre malheureusement). En effet, il faut savoir démener le vrai
du faux, de l’original au vandalisme, comme sur ces images :
Des noms se sont rajoutés, et WXYZ a perdu son logo parmi les exemples qu'on peut citer.
Exposition remarquable avec des artistes aux visages jusqu'alors inconnus, dans un endroit Parisien dédié à l'art contemporain. Serait-ce le début d'une nouvelle zone de travail pour les graffeurs ? Loin de tout problèmes judiciaires.
Il ne faut pas oublier comment toute cette exposition et ce projet ont commencé :
Des noms se sont rajoutés, et WXYZ a perdu son logo parmi les exemples qu'on peut citer.
Exposition remarquable avec des artistes aux visages jusqu'alors inconnus, dans un endroit Parisien dédié à l'art contemporain. Serait-ce le début d'une nouvelle zone de travail pour les graffeurs ? Loin de tout problèmes judiciaires.
Il ne faut pas oublier comment toute cette exposition et ce projet ont commencé :






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