lundi 1 avril 2013

Dans les entrailles du Palais -- I - La lumière

1ère Cage : très illustrative, outils 'archaïques'



Dans cette première cage d'escalier, les graffeurs n'ont utilisé que des outils 'simples' pour ne pas détériorer les murs, tels que la craie, le crayon, la mine de plomb, le plâtre, les pastels etc.
Lek et Sowat : « Il fallait recréer notre environnement, pour avoir connaissance de ce que l’on fait, nous souhaitions reproduire une entrée de station de métro, en réalisant une sorte de boulimie du graffiti, avec des thèmes particuliers, des vandales, des non-vandales. »
Ce devait être l’entrée principale de l’exposition, imaginez par les graffeurs. Malgré l’accumulation souhaitée, en prêtant de l’attention aux détails on remarque qu’il s’agit d’un travail avec une extrême minutie, certains noms même ressortent.

Cette cage a été réalisée telle quelle, car certaines contraintes leur interdisaient de repeindre ces escaliers. C’est pourquoi ils ont utilisé des outils « doux » (facilement nettoyables) et ont tout mélangé pour éviter de reconnaitre les artistes.



Les noms apparaissent sur les marches et les portes, on a une saturation TOTALE de graffiti (terme qui désigne les noms et signature graffés).
L’efferalgan peut être une référence à l’état qu’ont supporté les artistes pendant plusieurs semaines à respirer toute la journée les vapeurs de peintures, les maux de têtes étaient très fréquents mais devaient continuer à travailler dans ces conditions pour respecter les délais.
Malgré ce chaos ambiant désiré, il nous est possible avec une certaine attention de rassembler des styles.

Pour l’analyse et la visite de l’exposition, il est important de prendre en compte le temps qui s’écoule depuis l’ouverture, et comparer aujourd’hui avec l’ouverture. En effet l’ouverture au public à modifier certains aspects de l’exposition :
WXYZ par exemple. (Nous reviendrons sur cet aspect plus tard)
On retrouve certaines références populaires, artistiques ou non : une Venus au miroir, 
un test de Rorschark, 


éponge, craie, fleurs des beaux-arts,



Certains ressortent un peu plus comme les stickers et les dessins.

Dans cette pièce le spectateur peut réaliser un travail presque archéologique à rechercher le moindre détail pour reconnaitre l’identité des graffeurs.
Dans certaines parties il est parfaitement clair que les graffeurs s’adapte à l’environnement, et intègrent leurs créations aux courbes urbaines.
 
Ici toile d’araignée ET un dessin à la mine réalisé en trompe-l’œil parfaitement intégré au réel.

L’ensemble de cet escalier donne l’impression d’un monde libre, enfantin parfois.




ZOERISM - un pan de mur qui utilise un style très éthéré malgré les nombreux détails, qui augmente encore l'effet d’oppression de cette "boulimie du tag".


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