1ère Cage : très illustrative, outils 'archaïques'
Dans cette première cage d'escalier, les graffeurs n'ont utilisé que des outils 'simples' pour ne pas détériorer les murs, tels que la craie, le crayon, la mine de plomb, le plâtre, les pastels etc.
Lek et Sowat : « Il fallait recréer notre environnement, pour
avoir connaissance de ce que l’on fait, nous souhaitions reproduire une entrée
de station de métro, en réalisant une sorte de boulimie du graffiti, avec des thèmes
particuliers, des vandales, des non-vandales. »
Ce devait être l’entrée principale de l’exposition, imaginez par les
graffeurs. Malgré l’accumulation souhaitée, en prêtant de l’attention aux
détails on remarque qu’il s’agit d’un travail avec une extrême minutie,
certains noms même ressortent.
Cette cage a été réalisée telle quelle, car certaines contraintes leur interdisaient de repeindre ces escaliers. C’est
pourquoi ils ont utilisé des outils « doux » (facilement nettoyables)
et ont tout mélangé pour éviter de reconnaitre les artistes.
Les noms apparaissent sur les marches et les portes, on a une
saturation TOTALE de graffiti (terme qui désigne les noms et signature graffés).
L’efferalgan peut être une référence à l’état qu’ont supporté les
artistes pendant plusieurs semaines à respirer toute la journée les vapeurs de
peintures, les maux de têtes étaient très fréquents mais devaient continuer à
travailler dans ces conditions pour respecter les délais.
Malgré ce chaos ambiant désiré, il nous est possible avec une certaine
attention de rassembler des styles.
Pour l’analyse et la visite de l’exposition, il est important de
prendre en compte le temps qui s’écoule depuis l’ouverture, et comparer aujourd’hui
avec l’ouverture. En effet l’ouverture au public à modifier certains aspects de
l’exposition :
On retrouve certaines références populaires, artistiques ou non :
une Venus au miroir,
un test de Rorschark,
éponge, craie, fleurs des beaux-arts,
un test de Rorschark,
éponge, craie, fleurs des beaux-arts,
Dans cette pièce le spectateur peut réaliser un travail presque
archéologique à rechercher le moindre détail pour reconnaitre l’identité des
graffeurs.
Dans certaines parties il est parfaitement clair que les graffeurs
s’adapte à l’environnement, et intègrent leurs créations aux courbes urbaines.
ZOERISM - un pan de mur qui utilise un style très éthéré malgré les nombreux détails, qui augmente encore l'effet d’oppression de cette "boulimie du tag".














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